Des quatre principaux modes de transmission à bande passante (connexion
par liaison téléphonique, autres réseaux à fil,
communications sans fil terrestres et satellites), le satellite conserve
l'étiquette de technologie exotique réservée à des
applications spécialisées. En fait, c'est tout à fait le
contraire - en général, les communications par satellite sont
beaucoup plus simples à mettre en ouvre que les autres technologies
mentionnées, et les nouveaux systèmes par satellite à orbite
basse terrestre (LEOS) laissent présager une meilleure accessibilité
ainsi qu'un débit de connexion réseau et d'utilisateur
considérablement accru tout en occultant les difficultés restantes
aux yeux du client.
Contrairement à la transmission voix-données, à la
radiomessagerie et à la transmission de données à faible
débit, les communications à fort débit sont lourdes à
traiter par n'importe quel réseau de communication. La transmission à
fort débit par satellite doit pouvoir concurrencer efficacement les
services par fil sur plusieurs tableaux, dont l'accessibilité, la
fiabilité, la gestion de réseau, la transparence et, bien entendu,
le prix. »
« Mais il faut penser avant tout aux applications dépendant de la
diffusion à fort débit, notamment les communications collaboratives,
l'accès à distance, la téléconférence multimédias,
la technologie du pousser et les services de diffusion, la
télémédecine (voire la téléchirurgie),
l'interréseautage sur RLE et - ce qui constitue probablement l'application
phare pour nombre d'entreprises et de consommateurs - l'accès Internet haute
vitesse. Le débit à la demande est également une
caractéristique que présentent plusieurs des systèmes par
satellite; il s'agit d'une capacité adaptée aux besoins des
applications actuelles.
En dépit des risques et du montant élevé à investir, il fait
peu de doute que les communications par satellite à fort débit vont devenir
une réalité facilement accessible et interopérable, étant
donné que la genèse des satellites de communication remonte à loin
et qu'il est passé dans les mours d'y recourir pour faire fonctionner les
applications de réseautage. »
« Il reste à traiter les questions relatives à l'octroi d'orbite, à
la propriété intellectuelle à l'échelle internationale, à la
technologie et, bien sûr, au financement. Les réponses à ces questions,
importantes aux yeux des gestionnaires de réseaux, ne pourront certainement pas
être trouvées tout de suite, simplement parce que les systèmes sont encore
récents (et qu'ils en sont, pour la plupart, encore au stade de la planification).
Mais il est possible d'affirmer que le fort débit par satellite sera instauré
bien avant que le fort débit par fibre optique soit disponible dans la plupart
des pays, ce qui signifie que les satellites joueront certainement un rôle
prépondérant à l'échelle mondiale dans la mise en place du
fort débit.
Mais, avant de faire le grand saut, les gestionnaires de réseaux vont vouloir tout
savoir sur les prix, la rentabilité, l'accessibilité, l'interopérabilité,
la capacité et, dans certains cas, la mobilité. Quoi qu'il en soit, il n'est
pas trop tôt pour commencer à penser aux possibilités que la bande passante
venue du ciel va offrir aux réseaux d'entreprise. »
(MATHIAS, Craig J., « Satellite Services: Broadband-Ready...Eventually. », Business Communications Review, Novembre 1997, p. 56-60, En ligne. www.bcr.com/bcrmag, 28 février 2002.)